| Univers-nature.com | Echo Nature magazine | Publicité | Nos annonceurs | Contact | Flux RSS | Achat nature |


Chercher un article

entre le :
et le :
Tous les mots:
 Oui   Non

Les articles les plus lus


A la Une


Services Univers-nature

Comparateur de prix
Annonces immobilières
Travaux habitat
Déménagement


29-01-2010

Démantèlement préoccupant d’un ancien cargo à propulsion nucléaire

En hausse au cours de ces dernières années, le nombre de navires destinés à la casse inquiète non tant par son volume croissant que par les conditions propres à ces actions de démolition. De fait, majoritairement implantés en Asie, les chantiers de démolition navale pâtissent pour la plupart de critères sociaux et environnementaux précaires. Mais, en vertu de considérations spatiales et économiques, ces sites perdurent, voire prospèrent, accueillant des bâtiments de tous pavillons et notamment européens.

L’ex-cargo allemand « Otto Hahn », anciennement à propulsion nucléaire et reconverti en cargo conventionnel en 1980, est la dernière illustration en date révélée par l’association de protection de l’environnement Robin des Bois. De fait, mis en exploitation en 1967, le navire en question a donc fonctionné pendant treize ans à l’aide d’un réacteur nucléaire de 38 MW.
Retiré en 1980, le réacteur est toutefois suspecté d’avoir contaminé ou irradié par des rejets ou des radiations non maîtrisés certains composants internes de la structure du navire. Cette hypothèse est encore renforcée par l’incident nucléaire qui frappa le bâtiment en août 1973, lorsque deux assemblages combustibles du réacteur se fissurèrent. Mais ces craintes ont finalement été tues et ignorées, le chantier indien retenu pour le démantèlement de « l’Otto Hahn », basé dans la baie d’Alang, n’étant absolument pas équipé pour faire face à ce type de déchets. Pour Robin des Bois, de telles pratiques quant à la gestion de déchets potentiellement radioactifs ne sont pas acceptables de pays adhérant à l’Union européenne. De fait, elles mettent en jeu la santé des travailleurs indiens, sans compter l’atteinte irréversible portée à l’environnement, plus ou moins immédiat, par les risques résiduels potentiels.
Cécile Cassier

Envoyer cet article
à un ami

S'abonner pour recevoir
l'actu. par mail (gratuit)
Cet article vous a plu,
votez pour lui sur


..... Ils ont réagi .....
kermit : Alang
C'est le chantier d'Alang dans le golfe de Cambay, et non la baie d'Alang... Ce lieu est un scandale qui arrange bien les européens, et les riches Ind... Suite
-----------

Il n'est plus possible de réagir pour cet article